Améliorer la performance énergétique de vos murs, sols et plafonds, sans modifier l’aspect extérieur de votre façade ou toiture ? C’est l’un des avantages de l’isolation thermique intérieure ! Ce n’est d’ailleurs pas le seul : facture de chauffage allégée, meilleur confort acoustique, pertes de chaleur minimisées, le tout avec des travaux plus accessibles qu’une isolation extérieure. Quel meilleur isolant choisir ? Quelle méthode utiliser ? Les Trois Arcs vous guide vers la solution adaptée à votre habitation et à votre budget.
Pourquoi choisir l’isolation thermique intérieure (ITI) ?
Malgré l’essor de l’isolation thermique extérieure (ITE), l’isolation thermique intérieure (ITI) reste une solution courante. Elle présente plusieurs atouts et contraintes à considérer avant d’engager vos travaux de rénovation énergétique.
Points forts de l’isolation thermique par l’intérieur
L’isolation thermique par l’intérieur est une option flexible !
- Économies d’énergie : elle réduit votre consommation de chauffage.
- Confort thermique et phonique : elle stabilise la température intérieure de votre maison et atténue les bruits extérieurs, été comme hiver.
- Coût maîtrisé : plus abordable que l’ITE, l’ITI permet d’échelonner vos travaux, en isolant pièce par pièce.
- Choix de matériaux isolants : polystyrène, polyuréthane, laine de verre, laine de bois, etc.
- Simplicité de mise en œuvre : ce type d’isolation ne nécessite ni échafaudage ni autorisation particulière.
- Aspect extérieur conservé : elle préserve le cachet d’un bâtiment ancien, idéal pour un logement situé en zone classée ou protégée.
Inconvénients de l’isolation intérieure
Malgré ses avantages, l’isolation intérieure comporte également quelques limites.
- Perte de surface habitable : l’épaisseur de l’isolant diminue l’espace intérieur.
- Ponts thermiques : continuité de l’isolant difficile à assurer au niveau des murs porteurs et des jonctions murs/planchers.
- Frais induits : déplacement de radiateurs, conduites d’eau et chauffage, prises électriques, et travaux de finition (peinture, revêtements).
- Risques d’humidité : nécessité d’un pare-vapeur et d’un système de ventilation efficaces pour éviter la condensation et les moisissures.
- Nuisances pendant les travaux : poussières, salissures et bruit.
Comment isoler votre toiture par l’intérieur ?
En raison de sa facilité d’installation et de son coût plus compétitif, l’isolation de la toiture par l’intérieur est souvent préférée à l’isolation thermique extérieure. Mais, devez-vous isoler le sol des combles perdus ou les rampants ?
Isolation des combles perdus : isolant au sol
Si vos combles sont non aménageables, la solution la plus simple et rentable est d’isoler votre plancher. Cette technique permet de réduire efficacement les pertes de chaleur de votre toit, sans engager de lourds travaux.
Isolation par laine déroulée au sol
Cette méthode vise à superposer 2 couches croisées entre les solives.
Mise en œuvre :
- Pose d’une membrane pare-vapeur au sol pour une bonne migration de la vapeur d’eau et étanchéité à l’air ;
- Installation d’une première couche d’isolant minéral (laine de verre ou de roche) ou d’isolant biosourcé (laine de bois, chanvre, coton) ;
- Ajout d’une seconde couche perpendiculaire pour limiter la déperdition thermique.
Si vous comptez utiliser vos combles comme espace de stockage, installez des solives afin de créer un nouveau plancher isolé.
Isolation par soufflage d’un isolant en vrac
L’isolant (ouate de cellulose, flocons de laine de roche ou de verre) est projeté sur toute la surface des combles perdus. Performante et économique, cette isolation assure une couverture homogène, y compris dans les zones difficiles d’accès.
Isolation par insufflation d’un isolant en vrac
L’isolant en vrac est injecté sous pression entre le plancher et une plaque de sol. Cette technique garantit une bonne densité et efficacité, à condition d’atteindre une résistance thermique d’au moins 7 m²K/W (épaisseur recommandée : ≥ 30 cm). En outre, votre grenier reste accessible.
Isolation des rampants de toiture : isolant entre chevrons
Si vos combles sont aménageables, privilégiez l’isolation des rampants par l’intérieur. Toutefois, en cas de rénovation globale avec remplacement de la couverture, l’isolation par l’extérieur est recommandée.
Mise en œuvre :
- Insertion de l’isolant thermique (panneau semi-rigide ou laine) entre les chevrons ;
- Ajout d’une seconde couche croisée pour réduire les pertes de chaleur ;
- Pose d’un pare-vapeur scotché et continu ;
- Finition (plaque de plâtre, lambris).
Attention
Pensez aussi à isoler les bas de murs et les murs de pignons.
Comment isoler vos murs par l’intérieur ?
Une isolation des murs par l’intérieur de qualité offre des performances énergétiques proches d’une isolation par l’extérieur. Elle préserve l’esthétique de votre façade et ne nécessite aucune démarche administrative. Quelle méthode choisir pour votre maison ou appartement ?
Isolation thermique des murs par doublage collé
Pour une rénovation énergétique de votre logement rapide et simple à réaliser, l’isolation par doublage collé est une solution idéale ! Ce procédé repose sur la fixation directe de panneaux isolants avec plaque de plâtre intégrée sur le mur. Vos murs doivent être lisses et sans passages de gaines.
Mise en œuvre :
- Préparation du mur : surface propre, sèche et plane ;
- Choix de l’isolant : polystyrène expansé, laine de verre, fibre de bois ;
- Application de la colle : pose par plots ou bandes ;
- Fixation des panneaux isolants : alignement précis et pression homogène sur toute la surface ;
- Finition : enduit et revêtement mural.
Isolation thermique des murs sous ossature ou métallique
Cette technique ITI convient à tous types de murs, même irréguliers, et permet l’intégration des gaines électriques et tuyaux de chauffage dans la paroi. Elle consiste à monter une ossature pour insérer un isolant semi-rigide et poser une cloison.
Mise en œuvre :
- Création de l’ossature : montants en bois, ou en métal insérés dans des rails fixés au sol et au plafond ou sur le mur ;
- Installation de l’isolant : fibre de bois, laine de chanvre ou de verre, selon l’épaisseur et la performance visée ;
- Ajout d’un pare-vapeur : pour une parfaite étanchéité à l’air et régulation de l’humidité ;
- Fixation du parement : placoplâtre, plaque de gypse ou lambris.
Isolation thermique des murs avec contre-cloison maçonnée
L’isolation thermique intérieure efface l’inertie de vos murs, ce qui peut altérer votre confort. Pour protéger du froid en hiver et garder une maison fraîche en été, optez pour la technique de la contre-cloison maçonnée en brique ou en béton cellulaire.
Il existe principalement 2 méthodes :
- Intercaler un isolant rigide ou semi-rigide entre le mur et la cloison.
- Insuffler un isolant en vrac (ouate de cellulose, par exemple) après la pose de la cloison.
Dans tous les cas, la pose d’une membrane d’étanchéité à l’air (pare-vapeur) demeure indispensable.
Comment isoler votre plancher bas par l’intérieur ?
Si l’isolation des murs ou des combles par l’intérieur est une intervention relativement simple, celle du plancher bas s’avère plus contraignante ! Elle implique en effet d’isoler par le dessus, entraînant des travaux lourds : rehaussement, ajustement des portes et des plinthes.
Isolation du plancher bas par le dessus avec chape liquide
Cette méthode consiste à réaliser une chape fluide sur une couche d’isolant incompressible. Elle est parfaite si vous prévoyez d’installer un chauffage au sol.
Mise en œuvre :
- Mise en place d’un film polyéthylène et d’une bande périphérique sur les murs pour éviter les remontées d’humidité ;
- Installation de l’isolant rigide (polyuréthane, polystyrène, liège) avec jointage des plaques ;
- Coulage d’une chape liquide (ciment, anhydrite) ;
- Finition : carrelage, parquet ou linoléum.
Isolation du plancher bas par le dessus avec chape sèche
L’isolation avec chape sèche n’utilise ni eau ni ciment, ce qui accélère la durée des travaux.
Mise en œuvre :
- Préparation du support : nettoyage et vérification de la planéité ;
- Déversage des granulés d’égalisation (billes d’argile) : pour niveler les irrégularités ;
- Installation des plaques de sol : panneaux de gypse contrecollés avec un isolant performant (laine minérale, fibre de bois, polystyrène expansé) ;
- Finition : revêtement final (carrelage, parquet).
Une autre option consiste à créer un plancher isolé sur solives, avec un isolant naturel ou minéral et des plaques de sol.
Quel est le coût d’une isolation thermique par l’intérieur ?
Le prix d’une isolation thermique dépend de plusieurs facteurs, comme le type de paroi à isoler, les matériaux utilisés, la complexité des travaux et le choix du professionnel.
Le tableau vous donne un aperçu de l’investissement à prévoir. (1)
| Isolation thermique par l’intérieur | Prix, installation comprise |
| Combles perdus | 20 à 50 € |
| Rampants de toiture | 50 à 90 € |
| Murs | 30 à 70 € |
| Plancher bas | 50 à 100 € |
Quelles aides financières pour votre isolation par l’intérieur ?
Vous pouvez bénéficier de plusieurs aides pour votre projet d’isolation thermique par l’intérieur.
| Aides financières | Montant |
| MaPrimeRénov’ (Par geste) | 15 à 25 €/m pour l’isolation des murs, rampants ou plafonds des combles |
| MaPrimeRénov’ (Parcours accompagné) | Jusqu’à 63 000 € |
| Certificats d’économies d’énergie (CEE) | Valeur différente selon le fournisseur d’énergie |
| Éco-prêt à taux 0 (éco-PTZ) | 15 000 à 50 000 € à taux nul |
| TVA réduite | 5,5 % |
| Aides locales | Se renseigner en mairie |
Bon à savoir
Votre logement doit avoir plus de 2 ans d’ancienneté (15 ans pour MaPrimeRénov’) et vos travaux sont à confier à un artisan RGE (Reconnu garant de l’environnement).

